Celui qui teste Project Cars 2

Project cars 2 – Développeur : Slightly Mad Studio
Editeur : Bandai Namco Entertainement

Testé sur: PS4 Pro/TV 1080p/Volant T300RS + T3PA
Lancement: 22 Septembre 2017 (PC, PS4, Xbox One)
Prix lancement : 50 à 69 € selon les enseignes

Project Cars premier du nom, sorti en Mai 2015 et issu du financement participatif, entendait bien bousculer le monde des jeux de courses en débarquant sur consoles de salon.
Depuis, un autre ponte de la simulation automobile « PC Master Race » est arrivé sur console à son tour : le fameux Assetto Corsa.
La réplique ne s’est pas faite attendre : Project Cars 2 arrive simultanément sur PC, PS4 et Xbox One.

Conditions du Test : PS4 Pro, TV 1080p, Volant T300RS + T3PA

Quel contenu ?

Entrons tout de suite dans le vif du sujet : Projet Cars 2 reprend globalement la philosophie et la présentation de son ainé.
En effet, le temps de jeu se répartit en 3 avec le solo, le mode en ligne et la partie communautaire.

Dans le mode solo, vous pourrez rouler en mode libre c’est à dire faire une course personnalisée (comme un we de course et paramétrer la longueur de la course, météo, période de l’année, difficulté de l’IA…), participer simplement à des essais libres sans aucun enjeu si ce n’est régler votre bolide, ou encore participer à une carrière.

Ce dernier mode nous permet de choisir parmi plusieurs catégories comme la Formula Rookie, le Karting, la Clio Cup ou encore des LMP3 réparties en 6 classes sachant que les deux dernières classes (la classe 2 et la classe 1) sont verrouillées puis déblocables au fur et à mesure de votre progression.

Cette progression n’est d’ailleurs pas linéaire puisque vous pouvez passer de la Formule Renault à la Formule A l’année suivante (ce qui est dans la logique) mais vous pourrez tout aussi bien choisir de passer en LMP3. Ce qui parait décloisonné et donc non monotone, perd aussi de sa logique quelque part… pas bien grave puisque le jeu le justifie par des épreuves invitationelles (optionnelles).
Par exemple en pleine saison de Clio Cup, vous pouvez assister à une épreuve découverte de GT4 ou de grand prix historique… pourquoi pas.
L’ensemble reste tout de même assez froid et on enchaine simplement les courses.

L’amateur complétiste de « trophées » , « succès » et autres « badges » sera ravi pour le coup car il y en a une multitude comme tout autant de catégories disponibles.

La partie en ligne est tout aussi classique, mais non moins efficace, où vous assistez à des courses en décidant d’en héberger une ou d’en rejoindre une autre.
En arrivant sur la partie lobby justement, nous sommes face à un listing impressionnant de courses disponibles mais un système de filtres permet de s’y retrouver bien plus aisément (type de course, classes de voitures, type de lieux ou circuits, durée des courses).

Enfin, la partie communauté est identique à l’an dernier à savoir généralement un ou plusieurs défis consistant à réaliser le meilleur tour possible avec autant de tentatives que l’on souhaite sur une période d’une semaine. Pour exemple, cette semaine, il s’agit d’un contre la montre en Formule Renault 3,5 sur le circuit international de Zhuhai en Chine.

Plus tard viendront des championnats e-sport directement inclus dans cette partie communauté et surtout officiels. En effet, nombre de championnats avaient lieu sur l’opus précédents mais organisés de façon personnalisés, la plupart du temps via des blogs ou sites en s’inscrivant dans des Team (j’ai essayé… Je parlerai éventuellement de mon expérience à l’occasion)

C’est bien beau tout ça mais les bagnoles alors ?

Coté voitures et circuits, le jeu a clairement fait un bon en avant !
Je vais vous épargner l’énumération de tous les bolides et leur catégorie mais sachez qu’il y a plus de 180 véhicules différents répartis en 54 classes ! (Drift, F1 historiques, GT3, Formule Renault, les monstrueuses groupe 5, les GT1 du Mans fin des années 90, les LMP1, des Road car et j’en passe !)

On salue notamment l’arrivée de licences mythiques comme Ferrari et enfin Porsche (dont l’exclusivité avec Electronic Arts a duré plus de 20 ans !) ainsi que l’Indy Car (les F1 américaines) avec les livrées 2016 et le Rallycross par exemple.

Les pistes ne sont pas en reste puisqu’il n’y a pas moins de 53 Circuits différents à licences (sauf Suzuka ayant un autre nom, Sakitto et ne respectant pas le tracé contrairement à Monaco qui n’a pas la licence officielle non plus mais dont le tracé est fidèle).
Chacun de ces circuits possède jusqu’à 5 déclinaisons possibles ce qui en fait un nombre total impressionnant de plus de 135 configurations.
Il s’agit d’ailleurs du roster de pistes le plus imposant sur consoles et PC (si l’on met à part des jeux moddables comme Assetto Corsa ou plus anciennement R Factor 2)?

L’IA en mode Verstappen

Alors là… Nous attaquons un des points noirs du jeu.
Tout le monde ne passe pas son temps en ligne casque sur les oreilles en train d’encourager ses potes en Team ou d’injurier (si si…) des concurrents plus ou moins Fairplay.

Le solo doit être une part majeure d’un jeu comme celui-ci avec un mode carrière aussi ambitieux.
Mais quelle déception en voyant la même fucking IA que l’an dernier. Certes agressive (nous y reviendront dans quelques instants) et évitant donc un train-train gentil des voitures, il n’en reste pas moins que par moment le comportement est quasiment plus ridicule que Verstappen dans sa F1.

D’ailleurs anecdote : Max a tellement fait de fautes graves l’an dernier qu’il existe une règle officielle en F1 qui porte son nom : La règle Verstappen. Que faisait-il ?
Bloquer de façon stupide un concurrent bien plus rapide que lui au risque, et c’est arrivé bien des fois, de créer un accident. un exemple ? Bon ça va puisque vous êtes sympas voici un extrait de l’an dernier… Circuit de Spa Francorchamps, Kimi Raikkonen dans sa Ferrari VS Max Verstappen dans sa RedBull, de l’or en barre.

Et bien figurez-vous que l’IA ici est la même, un comportement ridicule.
Changer l’agressivité, la bonne idée ?

Il se trouve que le jeu propose de faire varier une jauge d’agressivité des adversaires qui auront plus ou moins tendance à insister au freinage, à prendre votre aspiration…
L’idée sur le papier est juste fantastique ! Pouvoir se bagarrer, sentir la pression du concurrent derrière ou chercher l’ouverture pour doubler est grisant mais alors ici c’est juste la consternation : que vous mettiez le curseur sur « prudent » ou « agressif » ça ne change rien ! L’IA est débile au possible à vous rentrer dedans comme si vous n’étiez pas là, à vous accrocher les roues (en monoplace) sans autre moyen de s’en sortir qu’un bon reset de la course…
Alors bien évidemment cela n’arrive pas tout le temps mais c’est tout de même très fréquent au point d’en rendre le solo très frustrant.

Autre bug qui était déjà présent dans le premier jeu, mise en situation… : vous, 2ème de vos qualifications, il reste 10 minutes mais impossible d’améliorer (et l’IA non plus d’ailleurs depuis de longues minutes…)
Vous vous raisonnez et décidez, intelligemment de sortir de la session (en accélérant le temps) et là… vous vous retrouvez 15 ème avec des temps, que l’IA a réalisé, justes impossibles !
Des améliorations de l’ordre de 3 à 8 secondes sur un tour (sans changement de conditions climatiques et faisant donc des temps au tour d’une voire deux catégories de voitures au dessus !!)
N’importe quoi !

Espérons un patch.

LiveTrack 3.0, Laserscan et Photoscan

Revenons maintenant sur un domaine où Project Cars 2 excelle.

Lasercan : Project cars 2 est l’un de ces jeux de courses automobiles qui se veut le plus réaliste possible aussi bien sur le comportement des voitures que sur les circuits.
Nous n’y pensons pas assez mais quel intérêt d’avoir le comportement d’une Porsche GT3 au petits oignons si le tracé ne respecte en rien les distances authentiques ?
Les pistes réelles du jeux ont donc été sacnées au LASER ce qui implique une reproduction fidèle d’une piste dans les moindres détails et au centimètre près !

Photoscan : Mieux encore, les pistes ont ensuite été photoscanées, c’est à dire qu’un drone armée d’une batterie d’appareils photo, a mitraillé la piste pour une reproduction la plus fidèle possible : vous êtes allé voir une course à Spa et avez constaté un arbre particulièrement majestueux en bord de piste ? Il y sera au même endroit dans le jeux !

LiveTrack 3.0 : Le jeu intègre la météo dynamique et avec elle les 4 saisons (non pas celles de Vivadi, ici les sonorités sont plus brutales !). Cela veut dire que vous pouvez rouler sous un soleil éclatant et passer par un orage en quelques instants… ou encore avoir (hiver oblige) de la neige si vous réglez la période en Janvier par exemple.
Comme Ici en Toyota GT One sous quelques flocons de neige sur la côte d’azur (oui oui c’est déjà arrivé !)

Du déjà vu ? Pas à ce point là car n’oublions pas le Laserscan… et oui, la piste est reproduite dans ses moindres détails donc les creux et les bosses aussi ! S’il pleut, vous allez donc assister à un moment donné à la création d’une flaque d’eau, pas n’importe où, exactement au même endroit qu’elle se produira IRL.

Sans compter sur le fait que s’il ne pleut plus, ce n’est pas toute la piste qui va s’assécher d’un coup mais d’abord la trajectoire où passe la plupart des voitures, alors qu’à l’autre bout du circuit, un virage incliné sera encore détrempé.
Cette feature du jeu est littéralement géniale !

Volant ou manette ?

Depuis que je suis passé au volant en Septembre 2010 avec le vaillant g25 à l’époque sur PS3, je n’ai plus touché une seule fois à la manette. Vous donner une impression de jouabilité à la manette est pour ma part impossible. Je n’ai aucun feeling et je déteste jouer à la manette.
Alors soi disant la jouabilité a été améliorée pour cet opus… Sûrement, mais ce n’est pas moi qui pourrais vous le confirmer.

« Petit » blocage de roues en prototype Ferrari

Le feeling au volant frôle la perfection. Après un certain temps, tout de même, dans les réglages, j’ai trouvé un ensemble qui me convient tout à fait.
On ressent les bordures, la roue qui bloque au freinage, l’aquaplaning, l’arrière qui veut passer devant, les « G » encaissés dans les virages…
Bref, un régal !

2 cas pour la 2K

N’y allons pas par 4 chemins, le jeu est magnifique ! Bien plus fin que son aîné sur consoles.
Sur PS4 Pro, le jeu tourne en 2K (résolution intermédiaire entre le full HD et la 4K) et à 60 images constantes par secondes.

Premier cas : sur TV en 1080, la console réalise du Super Sampling. Pour faire simple, le jeu est en 1440 et remis à l’échelle en 1080, il résulte une finesse améliorée (moins d’aliasing) et des détails (en vue cockpit ou en mode photo) sublimés.

Embarqué dans une Ligier LMP3
Catheram en plein freinage

Deuxième cas : sur TV UHD, le jeu est toujours calculé en 1440 et c’est ensuite l’upscale de la TV qui se charge d’interpoler jusqu’à 2160 pour un résultant encore plus bluffant, HDR en prime.
Maxime étant équipé d’une Samsung UHD (les meilleurs écrans actuels pour le gaming) pourra vous le confirmer, l’image est juste incroyable !

Quel regard de FOV !

Nous avons droit, dans cet opus, enfin, au réglage du FOV. Du quoi ???? le FOV (Field Of View) est tout simplement le champ de vision que va afficher la console ou le PC à l’écran.
Très prisé des PCistes, le FOV, exprime en degré, est à 95% du temps, fixé et limité sur console. Mais pourquoi ?
Un FOV réduit de 54° par exemple simule ce même angle que verrait un humain avec les mains proches des yeux comme s’il avait des jumelles. Il en résulte donc une étendue d’espace visible très mince.
Les consoles d’ancienne génération et début d’actuelle, de fait moins puissante qu’un PC de Kévin (aussi bien la catégorie que notre cher pote!) ne peuvent afficher un champ de vision large sans une chute drastique du frame rate.

Sur cette version du jeu, nous pouvons enfin le régler de 35 à 120 degrés !
C’est aussi très utile pour puisque l’on joue généralement sur un seul écran. Seule une frange très mince de la population PC joue en triple écran.
Le réglage élargit du FOV permet donc d’afficher le cockpit de la voiture mais aussi les roues devant soit, comme le voit un pilote dans la réalité.
La PS4 pro permet cela sans perte de frame rate. Jouer alors au volant en vue intérieure est juste jouissif.

En photos le FOV respectivement sur 50° / 70° / 90° / 110°

 

En conclusion, dans l’ensemble je trouve que, malgré quelques point facilement corrigeables, le jeu a réalisé un step significatif que ce soit en terme de contenu ou de technique.
C’est une suite que je recommande vivement en attendant mon prochain jeu du coeur : Gran Turismo Sport dont je ne manquerai pas de faire un test… avec un matériel sûrement upgradé…
Stay tuned !

86

Graphismes

8/10

    Bande son

    8/10

      Jouabilité

      9/10

        Durée de vie

        9/10

          Interet general

          9/10

            J aime

            • le contenu gargantuesque
            • les graphismes et sons moteurs
            • le réglage du FOV
            • la jouabilité (volant)
            • les pistes modélisées dans les moindres détails

            J aime pas

            • L'IA catastrophique
            • quelques bug d'affichages et/ou de collisions
            • pas de cross plateforme pour les courses en ligne ou les défis

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