Celui qui jouait en cachette à Senran Kagura Peach Beach Splash

Senran Kagura Peach Beach Splash – Éditeur Marvelous
Testé sur: PS4
Lancement: 22 Septembre 2017 (PS4)
Prix lancement : 49.99€

Tout commence un jour d’été, la vie suit son cours mais pour une raison obscure, il fait plus chaud qu’à l’accoutumée, soudain, les leaders des quatre grandes écoles de shinobi reçoivent une lettre mystérieuse.
Une invitation à participer au Peach Beach Splash (que l’on nommera PBS dans ce test), un tournoi ancestral de bataille d’eau réservé aux shinobi, parce que c’est leur devoir de… rafraîchir l’été?

Oui, c’est bien le scénario de base de ce nouvel épisode de Senran Kagura un peu à part.
Et pour cause, il s’agit là du premier opus en jeu de tir à la troisième personne, on range les katanas, on sort les pistolets à eau et on se désape!

Avec 9 personnages à débloquer, nous retrouvons donc 33 personnages issus des précédents jeux de la saga (et 4 supplémentaires en dlc, il s’agit des versions “éveillées” de Asuka, Homura, Miyabi, et Yumi) prêtes à s’affronter en équipe ou face à des hordes de mobs pas très coriaces.

Secret Story

Ne nous voilons pas la figure, le mode histoire de PBS fait office de décor à un jeu qui met clairement l’accent sur le défoulement, l’humour coquin, et la collectionnite. Mais afin de rester crédible (un tout petit peu), il faut faire le lien avec le reste de la saga pour se démarquer du spinoff “Bon appétit”, et préparer une suite?

Nous avons alors droit à du plot twist qui fait sourire, quelques clins d’œil que beaucoup de fans pourront apprécier, et une bonne dose de vannes placées sous la ceinture. Parce que c’est ça avant tout, c’est de l’humour gras, poussif, complètement barré, mais surtout débordant.
Et ça fonctionne, parce qu’on retrouve nos waifus et qu’elles nous font rire.

Cards Captor Asuka

Passons au cœur du jeu, le gameplay est au premier abord très intuitif, on reprend les grands classiques du jeu de tir et on ajoute la sauce Marvelous.
La différence tient principalement en quelques points.

Tout d’abord, pistolets à eau oblige, votre ressource c’est… l’eau! Il faudra donc gérer vos quatre jauges de recharge en fonction de votre arme et de vos déplacements, car le jetpack consomme lui aussi de l’eau, beaucoup d’eau.
Ce dernier étant particulièrement puissant, les personnages sont donc très mobiles, et le système de visée automatique devient indispensable et demande lui aussi un temps d’adaptation.

Petite signature de cet épisode, les finishers coquins.
Lorsque vous avez battu un adversaire, vous aurez la possibilité de vous approcher du personnage, en appuyant sur la touche carré vous déclenchez une phase d’animation dans laquelle vous devez marquer des points en arrosant l’adversaire vaincu sur ses parties les plus sensibles afin de lui retirer le haut, ou le bas!

En ligne, aux yeux des autres joueurs, cette action se matérialise par l’apparition d’une tente sur laquelle il est impossible d’interagir de l’extérieur, astucieux.

Autre caractéristique principale, PBS introduit un système de cartes à collectionner et qui vous confère des pouvoirs à utiliser directement au combat.
Vous allez donc devoir constituer des decks de 1 carte arme, 3 cartes alliés, et 6 cartes compétences à assigner à une carte personnage.

Les cartes alliés font office de support, un petit compagnon mignon qui se bat à vos côtés pendant un cours laps de temps et avec ses caractéristiques propres (empoisonner l’adversaire, restaurer vos HP, etc…)

Les cartes compétences sont plus intéressantes, à l’effigie des personnages de la licence, ce sont celles qui constituent vos pouvoirs spéciaux, par exemple une carte Homura vous permet de tirer des projectiles incendiaires à tête chercheuse, ou une carte Soji augmente votre cadence de tir.

Chaque carte existe dans une version allant de 1 à 5 étoiles, de la moins à la plus rare. Et qu’il vous faudra par la suite muscler, en la fusionnant avec vos doublons inutiles (donc utiles!).
Au final, on se retrouve très vite à farmer le plus de contenu solo possible, notamment les défi V-Road, qui sont des tournois à grosses récompenses, afin de débloquer divers booster dans la boutique à acheter avec les Zeny que vous accumulez au fil des parties.

Splash entre amis

Du côté multijoueurs, on retrouve les classiques matchs classés ou libres, et un mode coopératif qui consiste à survivre à des vagues d’ennemis dirigés par l’IA en difficulté croissante.

Durant mes parties, j’ai été agréablement surpris du côté de la qualité du réseau, aucun lag, aucune déconnexion intempestive, le jeu répond toujours aussi bien.
Vos teammates jouent le jeu et n’hésiteront probablement pas à vous arroser eux aussi en début de match (lorsque vous tirez sur un coéquipier il bénéficie temporairement d’un bonus d’eau), offrant un semblant de stratégie.
En revanche là où le bât blesse, réside dans l’équilibre des armes, il est évident que si vous n’avez pas torché le jeu préalablement vous allez vous faire rouler dessus, que dis-je, vous allez jeter votre console par la fenêtre!
En effet, le jeu se fiche éperdument de vos stats, et vous mettra probablement dès vos premières parties contre des joueurs qui vous achèveront au moindre tir réussi, oui oui en un coup, parce qu’ils ont déjà leur personnage et leurs armes aux niveau max.
Ajoutez à cela la confusion des explosions et des effets visuels en tout genre, et vous ne comprendrez même pas d’où venait le tir, un régal.

My ding ding dong

Le contenu du jeu est tout de même relativement bien dosé et aura de quoi vous occuper de longues heures entre les différents modes solo et multi, la collection de cartes, mais pas seulement.
La boutique permet d’acheter de quoi personnaliser son profil en ligne, des boosters, des nouvelles tenues pour personnaliser entièrement vos waifus, ou tout simplement du bonus tel que bgm, illustrations, ou cinématiques.
Petite nouveauté rigolote mais carrément inutile, le mode caresses qui ressemble à quelque chose que l’on avait déjà vu auparavant, dans lequel vous pourrez palper, embrasser, ou encore asperger la fille de votre choix avec un petit canard en plastique et un liquide aux coloris divers… je vous avais dit que c’était barré.

Senran Kagura Peach Beach Splash – Conclusion

Senran Kagura Peach Beach Splash est avant tout un jeu dédié aux fans.
Doté d’un gameplay nerveux et bien pensé, d’un fanservice omniprésent, et d’humour qui tache.
Mais auquel il faut adhérer, ça ne fera probablement pas rire tout le monde, le graveleux a ses limites, et l’érotisme fait toujours mauvaise figure dans le jeu vidéo.

Petit coup de gueule, sachez que le jour de sortie du jeu il y avait déjà 55 dlc payants, et une semaine plus tard le nombre passe déjà à plus de 80 articles payants sur le store! Allant du simple attirail cosmétique, aux nouvelles armes, en passant par des packs de cartes. Marvelous fait le forcing comme à son habitude et incite les joueurs à dépenser toujours plus…

Au final PBS c’est comme un zizi, c’est rigolo, c’est sale, et à ne pas à mettre entre toutes les mains.

76

Graphismes

8/10

    Bande son

    7/10

      Jouabilité

      9/10

        Durée de vie

        7/10

          Interet general

          7/10

            J aime

            • Les voix Japonaises sous titrées!
            • Visuellement réussi
            • Le gameplay nerveux
            • Les cartes
            • Résolument second degré

            J aime pas

            • Un mode en ligne compétitif décevant
            • Ne mérite peut être pas son prix (50€)

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