Celui qui jouait à SPARC dans son salon

SPARC – CCP Games
Testé sur: PS4Pro/PSVR/Psmove
Lancement: 29 Aout 2017 (PS4)
Prix lancement : 29.99€

Quand « j’étais petit » avant de recevoir la claque Star Wars, un film qui m’avait très impressionné était TRON. Pour le coup la bande annonce disait vrai car c’était une odyssée sans précédent.
Le mini jeu présent dans VRWorlds,Danger Ball, nous donnait un avant goût d’être dans la peau d’un joueur de disque dans tron, mais bon c’était assis et avec la tête…
Avec SPARC on va rentrer dans le vif du sujet, car le jeu de CCP Games (oui Eve Valkyrie) réussi un pari insensé : proposer du véritable Vsport sur PS4 !

On « est dedans » et envouté par l’ambiance du titre qui se distille très intelligemment pour nous fournir une belle immersion

SPARC IS SPARKLING

Au premier lancement, on passe par une phase importante et récurrente de calibration, car tout le jeu repose sur sa capacité à bien traquer et retranscrire vos mouvements. En général la pièce sera dégagée et sombre, immersive.

On découvre ensuite avec plaisir son avatar et la belle précision de mouvement. Les graphismes sont agréables et les menus sont super efficaces, comme si ceux de Eve Valkyrie se manipulaient comme dans TumbleVR.

En faisant le zouave devant un miroir on apprécie la modélisation des gants et l’aspect aseptisé du monde qui nous entoure. Les bruitages discrets et la façon de manipuler des petits totems pour lancer les modes de jeu ou personnaliser son avatar, on « est dedans » et envouté par l’ambiance du titre qui se distille très intelligemment pour nous fournir une belle immersion.

Après le premier tuto rapide on comprend qu’on est en face d’un ballon prisonnier du futur à l’ambiance TRON-esque et qu’au final, ben on kiffe déjà !
Et Sparc vous dirige donc directement en ligne vous dresser contre les joueurs du monde entier.

MOVE YOUR BODY…

SPARC vous demande de faire de la place autour de vous et de vous lever afin de saisir vos deux PS moves (indispensables pour jouer) et de vous positionner dans un cercle dans votre zone d’en-but.

Vous êtes face à face avec votre adversaire dans une arène rectangulaire complètement fermée. Chacun à une balle dans les mains et va essayer de toucher son adversaire avec.

Celle-ci rebondit sur les murs et peut-être esquivée d’un pas de côté (rappelez-vous du cercle) ou contrée par un bouclier que l’on génère selon certaines conditions.

Lorsqu’elle a touché le mur derrière vous elle ne peut plus vous blesser. Alors pourquoi ne pas l’esquiver à chaque fois ? Car lorsque cette balle passe dans votre dos et dans la « zone de touche », elle va grossir et accélérer et ce bonus ne se réinitialisera qu’au moment où vous serez touché.

Tenir la balle recharge le bouclier qui peut renvoyer la balle adverse une seule fois. Il disparait après le rebond et ne se recharge que lorsque l’on jette notre balle hors de notre zone d’en-but.

Le principe est donc rapidement assimilé et ça vole très vite dans tous les sens comme si on jouait au ping-pong avec deux balles.

Les lancers deviennent peu à peu d’une précision et d’une vélocité redoutable, et on ressent une grande satisfaction à envoyer la balle là où « on le pensait », idem pour les rebonds avec le bouclier.

On peut imprimer des effets, lancer plus ou moins fort et jouer avec les rebonds, tout fonctionne à merveille et c’est vraiment grisant !

…EVERY EVERYBODY

Le multijoueurs tourne à l’heure actuelle autour de 3 modes : Novice/Avancé/Expérimental.

Le premier vous propose de disposer de gants réflecteurs pour ne plus vous soucier de la défense et mettre l’accent sur l’attaque avec une aide à la visée.

Le second sera le mode décrit au paragraphe plus haut, assistance moindre et avec ses règles pour le bouclier et l’aspect bien plus tactique qui en découle. Le match se déroule en 3 sets de 4 points.

Et le troisième se joue dans un environnement géométrique improbable privilégiant des rebonds très vicieux.

Le concept du jeu est assez solide et se suffit à lui-même

Lorsque vous entrez dans un lobby vous assistez au match en cours dans une version miniaturisée. Lorsque c’est vous qui jouez, vous voyez donc de gigantesques spectateurs faire des gestes aux abords du terrain… Cette ambiance géniale qui rappelle un tournoi au club de squash du coin est renforcée (ou pas) par les dialogues avec votre adversaire via le micro du PSVR. Le tout se déroule de manière fluide et relativement stable.

Le concept du jeu est assez solide et se suffit donc à lui-même. On se surprends à vouloir faire la petite dernière, ou galvanisé par un point commencer à faire des gestes à son adversaire et célébrer chaque coup.

La courbe de progression est bien là et elle repose sur du vécu en multi. Le tout est donc très fun et limite fatiguant dans le bon sens du terme, sans le moindre motion sickness et avec une immersion hors norme. Une belle réussite.

C’est vraiment le cœur du jeu et aussi la capacité à le maintenir en vie : la fréquentation en multi. Espérons donc que tout soit un peu étoffé et qu’a la manière de Eve Valkyrie, le jeu bénéficie d’un suivi aux petits oignons, car il faut tout de même le souligner en dessous, c’est un peu maigrichon à l’heure actuelle.

Y aura-t-il des patchs et des mises à jour ?
Oui – CCP s’est engagé à régulièrement mettre à jour Sparc après sa sortie avec des fonctionnalités, des évènements et du contenu exclusifs.

LA MEILLEURE EXPERIENCE VR DU MOMENT ?

Au bout des 3 premières heures on oublie tout le reste et on est convaincu que c’est le meilleur jeu PSVR. Puis on redescend un peu face à la pauvreté relative de l’ensemble.

Le contenu est tout de même un peu chiche, car il n’y a aucun background, mais cela contribue à l’ambiance, et surtout pratiquement aucun solo. Pas de match contre l’IA par exemple, pas de tournoi scénarisé ou autre, vous êtes prévenus le solo est aussi limité qu’un Street Fighter 5 au lancement.

Cependant plusieurs défis très bien pensés vous sont proposés pour maitriser les subtilités du jeu, avec un système de classement d’ailleurs.

Il n’y a par contre pas de classements en ligne pour l’instant! Il faudrait de nouvelles arènes, lâchez-vous sur le mode Expérimental, des possibilités de personnalisation bien plus poussées et des nouveaux modes de jeu.

On est ici dans une version plus RAW que Vanilla mais ça fonctionne quand même très bien est c’est ultra addictif, et c’est pour ça qu’on en veut plus car on sent qu’il y a le potentiel pour délivrer du très lourd !

Sparc

Sparc
77

Graphismes

8/10

    Bande son

    7/10

      Jouabilité

      8/10

        Durée de vie

        8/10

          Interet general

          8/10

            J aime

            • Bonne immersion
            • Fun et addictif
            • Le gameplay fonctionne vraiment

            J aime pas

            • Pas assez de contenu
            • Avenir dépendant du multi
            • Quelques musiques auraient été appréciable

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