Celui qui encaissait mal les G – Radial G Racing Revolved

Radial G: Racing Revolved – Tammeka Games
Testé sur: PS4Pro/PSVR
Lancement: 15 Septembre 2017 (PS4)
Prix lancement : 29.99€

Il y a une place vacante dans l’univers du jeu de course futuriste. Celle-ci était occupée par F-zero à l’époque, (F-Zero sur SuperNes étant un de mes jeux favoris) et depuis nous attendons.
A chaque nouvelle machine Nintendo depuis la Gamecube et à chaque E3 les rumeurs vont bon train et depuis… c’est un rendez-vous manqué. Du coup quelques loups essayent de rentrer dans la bergerie, comme FastRMX ou Redout pour ne citer que les plus récents, mais le festin certes succulent n’a toujours pas la saveur attendue. Radial G : Racing Revolved nous propose d’y ajouter ses propres ingrédients qui sont avant tout une immersion totale via la VR et un concept de courses autour d’un tube pour profiter de grandes étendues spatiales à 360°.

L’immersion est bonne,lorsque l’on découvre le cockpit pour les premières fois on est pas loin de jubiler comme dans Eve Valkyrie, toutes les infos sont affichées sur votre panel interne afin de dégager complètement l’écran, c’est vraiment pas mal! Un rapide point pour la nausée, pour ma part je n’ai rien ressenti de violent, juste une petit gêne en fond après un moment à force de tourner mais vraiment pas dérangeant du tout. En tout cas rassurez-vous ou inquiétez-vous, la vitesse n’est pas un problème.

Les graphismes, la direction artistique et le feeling général sont un peu moins flatteurs cependant. Tout est plutôt sombre, les textures sont vaiments crades et archi-floues mais plus on va vite et moins on remarque tout ça. Toutefois c’est quand même assez limite-limite pour être souligné. De plus même si il n’y a que 9 tracés, il va être difficile d’y voir de grandes différences et surtout d’instaurer un minimum de mémorisation. L’association de cette pauvreté graphique et de la nature même du gameplay rends certaines parties difficiles à appréhender et les pads d’accélerations semblent parfois sortir de nulle part. Mais une fois qu’on a fait plusieurs tour et compris le code couleur, ça va un peu mieux. Le tout est donc assez terne et sans la petite folie frénétique que l’on ressent parfois au travers du gameplay, c’est vraiment dommage. Au delà de tout ça lever la tête pour voir les courbes de cet énorme tube perdu dans ces immenses étendues spatiales offre une échelle de perception de l’environnement assez grisante et on ne reste jamais la tête fixe durant les courses, ce qui ajoute un peu plus à l’action. Repérer ses adversaire sur l’aire cylindrique est rendu plus facile par le cercle matérialisé autour d’eux et ça fonctionne bien. On aurait aimé des traînées gigantesques derrière eux comme dans Wipeout, on aurait aimé beaucoup plus de choses en fait et c’est un peu l’histoire entière du jeu.

La bande son quand à elle est à la hauteur et mérite d’être laissée à 100% dans vos écouteurs poussés à bloc. Les bruitages manquent un peu de dynamisme et restent ultra classiques, surtout au niveau des armes. Il n’y a presque pas de voix hormis un ‘Warning’ un peu fatiguant, le bruit du moteur aurait gagné à s’inspirer des courses de pod de Star Wars et le « ploc » déprimant lors de l’atterrissage du vaisseau est pire qu’un choc dans Gran Turismo. Le tout combiné envoie tout de même assez pour vous extraire complètement du monde réel, mais c’est dommage il y avait tellement à faire.

Vous l’aurez vite compris, le principal constat avec ce jeu est qu’il fonctionne bien, mais sans plus. Il n’y a aucun highlight mémorable et on se contente d’une expérience qui à l’odeur d’un coup d’essai et c’est frustrant car il y avait un créneau à prendre quitte à titiller les estomacs les plus sensibles. Aucune prise de risque.

Radial G vous propose donc de vous installer dans le cockpit d’un vaisseau Antigrav afin de piloter au travers de courses sur des tubes autour desquels vous pourrez tourner. Ces tubes proposent les éternels pads d’accélérations, des barrières tournantes, des tremplins qui vous boostent à l’atterrissage, certaines portions du cylindre sont aussi tronquées et mortelles et il y a aussi les portions pour recharger votre bouclier et ces moments ou la course retrouve la gravité attention donc à ne pas vous envoler vers l’infini ou au delà.
Le gameplay est donc réduit à son strict minimum et il y a cette impression de n’être jamais totalement à 100% sous contrôle, ni de vraiment s’amuser au bout de quelques heures. Tout est arcade, vraiment trop arcade. La gestion du boost qui est partagé avec votre bouclier est sympa et apporte un peu de tactique cela dit.
Les débuts sont prometteurs, vraiment prometteurs du genre « OMG ça va tuer!! » et l’ennui fini par s’installer et tout s’estompe pour ne devenir qu’une belle expérience à partager entre amis sur des sessions courtes. On en vient même à se dire au bout d’un moment que ça ne va pas si vite que ça. Côté combat c’est pareil, ça manque incroyablement de punch et d’impact et les quelques, mais vraiment quelque armes, sont mal rendues et peu fun à utiliser. « Bland » comme disent nos amis outre manche.

Côté contenu, tout est bien fourni, il y a une carrière assez longue et un système de progression bien pensé. Durant cette carrière vous aurez à faire avec plusieurs type d’épreuves tout au long des 18 challenges qu’il vous faudra relever… si vous arrivez jusque-là bien sûr, 18 ça peut paraître aussi rapide qu’un tour sur le Green du coin, mais le dernier Tiers vous Cheap Damage et Whiff Punish sans Pitié. Vous pourrez ainsi participer à des championnats, des combats à la Wipeout, le mode Elimination où la dernière place est fatale, du contre la montre ou du Duel avec un rival. Il n’y a que peu de tracés et les environnements comme je l’ai dit ne sont pas super distincts, ce qui rends la progression dans ce mode contre une IA pas toujours fairplay sur la fin vraiment laborieux. Vous allez détester le Tier-3 croyez-moi ! Votre XP vous donnera accès à de nouveaux vaisseaux bien sûr et au bout d’un moment vous aurez vraiment besoin de ce petit « extra » de bouclier.

Vous pourrez aussi vous lancer dans des contre la montre et laisser votre marque sur les leaderboards. C’est assez complet et donc d’autant plus frustrant car on voit bien que ça n’a pas été torché à la va-vite mais juste un peu contenu, timide. Au pire ça laisse de grands espoirs pour une éventuelle suite.

Le mode multijoueurs est bien là et rends la chose bien plus intéressante qu’avec cette IA qui ne se plantera jamais de chemin pour finir dans le vide. Il souffre cependant du syndrome jeu multi en VR et il y a peu de monde il faudra donc s’armer d’un peu patience selon le moment de la journée. Cela va vite devenir votre activité favorite une fois tous les vaisseaux débloqués.

Notons que le jeu peut-être joué sans la VR, et qu’il en devient presque meilleur… On voit mieux arriver les boost avec la vue arrière, et l’ensemble est visuellement plus correct… Le gameplay cependant montre encore plus vite ses limites.

En conclusion, je reste un peu frustré et déçu, car j’en attendais beaucoup d’autant plus qu’il me semblait que le jeu rendait bien mieux sur Vive ou même Occulus et que tout était bien plus frénétique. Le jeu vous donne de faux espoirs au début et on reste sur sa faim au bout de 5-6h. Je suis en plus d’habitude archi indulgent avec la VR vu le degrès d’émerveillement qui ne me quitte toujours pas, mais ici j’ai fini par m’ennuyer ferme face à ce jeu tout simplement trop moyen.

Radial G

Radial G
68

Graphismes

7/10

    Bande son

    9/10

      Jouabilité

      8/10

        Durée de vie

        6/10

          Interet general

          6/10

            J aime

            • Débuts prometteurs
            • Bonne bande son

            J aime pas

            • Pas franchement beau
            • Pas franchement véloce
            • Aucune prise de risque

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