Celui qui copinait avec les monstres – Monster Musume

Monster Musume tomes 1 et 2 – Éditions Ototo
Date de Parution: le 03/11/2017
Prix de lancement: 7,99€

 

Il aura fallu 5 ans pour voir paraître Monster Musume chez nous, publié pour la première fois en 2012 au Japon, ce phénomène si particulier n’a eu de cesse d’accumuler la popularité au fil des années et à travers le globe, au point d’être décliné en anime (disponible chez Crunchyroll en France) en jeu vidéo (qui n’aurait pas existé bien longtemps), et un spin-off serait publié en parallèle au Japon.

Pour ceux qui ne le savent pas, Monster Musume est le maître étalon de tout un genre à lui seul, qui ne parlera qu’aux initiés tant il est nouveau chez nous.

Vous avez forcément vu ou entendu parler de monster girls, ces créatures mi femmes, mi animaux/créatures mythique. Une harpie, une centaure, une sirène… jusque là, ça vous parle non?

Bien, alors imaginez maintenant le genre étiré jusqu’à toutes les folies, un zombie, une femme “slime”, une autre avec un corps d’arachnée, et bien d’autres… le tout dans une atmosphère guillerette avec une grosse touche d’érotisme, et voilà, vous avez Monster Musume.

Ambiancé par une de mes émissions favorites, vendant le produit comme étant soft et non-pornographique, je me suis laissé tenté par les 2 premiers tomes.

Et si de toute évidence le thème est léger, je ne m’attendais pas forcément à un tel étalage de nudité, certes on n’entre pas dans les détails cochons, mais les monster girls n’hésitent pas à exhiber leurs “atouts” au moindre prétexte.

Je ne sais pas, j’en attendais peut être un peu trop, une histoire, l’origine de ces monstres… mais non.

On tente de nous faire croire à quelque chose au début avec la révélation au grand public de leur existence, et ce programme d’échange culturel destiné à faire cohabiter les races. Mais dès la fin du premier tome, tout tombe à l’eau quand on nous annonce que le protagoniste doit déroger à une loi capitale “pour la science”.

Nous suivons donc l’histoire de Kimihito Kurusu, un jeune homme qui va devenir la famille d’accueil de trois monster girls contre son gré (une lamia, une centaure, une harpie et une quatrième en guise de twist de fin du tome 2).

Notre héros va enchaîner les situations loufoque et se laisser vite prendre d’affection avec certains personnages, tout comme le lecteur.

La traduction semble plutôt propre et certains tics de langage dans les dialogues donnent vie aux sentiments (Miia très attachante avec ses bulles ponctuées de “darling”).

Au final ces deux premiers tomes misent tout sur les situations comiques, les créatures n’ont qu’un seul but, coucher avec le héros et vont tout mettre en œuvre pour y parvenir. On s’amuse, on se rince l’oeil, et on tourne la page. On imagine facilement le harem s’agrandir au fur et à mesure de la sortie des prochains volumes. Et qui sait, peut être que ce début ne fait que nous présenter les personnages et qu’il aura autre chose à vendre que du fan service?

À la fin de ma lecture, j’en conclu que je ne suis pas le profil ciblé. “MonMusu” s’adresse à une niche, mais qui peut séduire du monde pour peu que l’on ait l’esprit ouvert. Je reste intimement persuadé qu’il faut l’essayer pour savoir si on fait parti de ce cercle ou pas, tandis que les fans de monster girls pourront y trouver leur compte et éventuellement assouvir leurs fantasmes les plus fous, parce que c’est ça l’intérêt, pouvoir profiter de cette sexualité purement fictive et la ramener à une forme de réalisme en la mettant en situation dans la vie de tous les jours.

Je vais lui accorder une seconde chance avec l’anime, mais je ne pense pas continuer à lire cette série, cependant je vous invite à vous faire votre propre avis ne serait-ce que pour l’expérience peu commune qu’elle apporte.

Et je tiens à saluer la prise de risque de la part de la maison d’édition, c’est encourageant et donne l’espoir de lire davantage de choses que l’on a pas pour habitude de voir traduites chez nous.

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